EVENEMENTS - 2009

Les Filières Fruitières ivoirienne (Ananas, Banane, Mangue et Papaye) occupaient jusqu’en 2002, une place de choix sur les marchés européens.

La Côte d’Ivoire était le deuxième fournisseur mondial d’ananas et de mangue et le deuxième exportateur africain de la banane sur les marchés européens, avec respectivement 200 000, 12.000 et 220 000 tonnes de fruits exportés par an. Cependant, depuis le déclenchement de la crise du 19 septembre 2002, les Filières Fruitières ivoiriennes connaîssent de nombreuses  difficultés.

En effet, avec l’arrivée sur le marché de la nouvelle variété d’ananas MD2 en provenance d’Amérique latine (Costa Rica, Equateur principalement), l’ananas de Côte d’Ivoire a perdu sa part de marché. La mangue et la banane connaissent aussi d’énormes difficultés à cause des pressions parasitaires et la concurrence internationale.

Les fruits ivoiriens ont alors connu une baisse, avec 60 000 tonnes d’ananas et  8 000 tonnes de mangues exportés en 2008.

Pour faire face aux difficultés des Filières Fruitières, l’Organisation Centrale des Producteurs- Exportateurs d’Ananas, Banane et Mangue (OCAB) a organisé, du 27 au 29 octobre 2009, à Grand Bassam, un symposium sur la relance des Filières Fruitières de Côte d’Ivoire.

Cette rencontre qui a réuni environ 600 personnes dont les producteurs, les exportateurs, les responsables de l’administration, les experts du secteur fruitier et les délégations venues du Burkina Faso, du Ghana et de l’Europe, avait pour objectifs de faire l’état des lieux du secteur fruitier et de réfléchir à une véritable stratégie de développement, afin de renouer avec la compétitivité et d’explorer les conditions d’un redéploiement sur de nouveaux marchés autres que ceux de l’Union Européenne.

Au terme des travaux, plusieurs résolutions ont été prises, dont principalement :

  • la création d’une structure centrale unique de commercialisation des produits fruitiers
  • le regroupement des petits planteurs sur des blocs de cultures, pour ce qui concerne la production d’ananas
  • la restructuration de l’appareil de production de la mangue, par la création de structures de petits planteurs, l’identification des planteurs et la cartographie des vergers.

Le Gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture,  a souligné la pertinence des résultats des travaux de ce symposium et précisé que les propositions qui ont sanctionné ces trois jours de réflexion cadrent avec la politique actuelle du Gouvernement. Il  a aussi assuré l’OCAB de son soutien.

L’engouement suscité par ces travaux augure d’un nouveau départ du secteur fruitier.