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Malgré une autosuffisance relative de l’igname et de la banane plantain dans l’alimentation ivoirienne, l’on constate un réel problème de sécurité alimentaire du fait de leur indisponibilité sur nos marchés à une période de l’année.
Cette indisponibilité est liée aux nombreuses pertes post récolte qui s’élèvent à environ 30 à 40% de la production, à l’accès difficile aux grands centres de production, aux pertes liées au mauvais conditionnement, aux difficultés de conservation et à la non transformation ou la faible transformation de ces produits.
Pour y remédier et apporter sa contribution à la sécurité alimentaire, le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA), en accord avec les Filières de Productions Alimentaires, a mandaté l’I2T pour mener une étude sur : « L’état des lieux et de diffusion des techniques de transformation et de conservation post récolte de l’igname et de la banane plantain ».
Durant deux mois, la Société Ivoirienne de Technologie Tropicale (I2T) a mené des études en vue d’aider à mieux valoriser l’igname et la banane plantain.
Le mercredi 12 août 2009, dans les locaux de I2T, s’est tenu l’atelier de restitution des résultats de l’étude sur l’état des lieux et de diffusion des techniques de transformation et de conservation post récolte de l’igname et de la banane plantain ».
Cet atelier a permis aux acteurs des Filières de Productions Alimentaires d’élaborer :
- un répertoire de technologies adaptées et à coûts relativement réduits
- des procédés existants et pouvant être adoptés en matière de conservation et de transformation de l’igname et de la banane plantain.
Le représentant du Ministre de l’Agriculture a félicité et encouragé tous les acteurs de la Filière de Productions Alimentaires à poursuivre cette initiative qui : « est le ferment devant susciter et mobiliser les acteurs et partenaires pour s’approprier les technologies développées par I2T ».
Le Directeur Exécutif du FIRCA a félicité l’I2T pour la qualité du travail accompli et a invité les acteurs de la Filière Vivrière à faire des propositions d’actions et de stratégies en vue du développement des transformations des produits alimentaires dans notre pays.
Aussi, a-t-il rappelé qu’en Afrique subsaharienne, les pénuries des aliments sont non seulement dues à la faiblesse de la production agricole mais aussi au niveau élevé des pertes post récoltes.
Au terme des allocutions, les deux chercheurs de l’I2T qui ont conduit les études sur les deux spéculations, ont tour à tour, présenté les méthodes de conservation et de transformation adaptées au monde rural en vue de réduire les pertes post récolte à moins 10%.
Les possibilités de transformation de la banane outre les chips, vont de la farine au vin en passant par le sirop.
La transformation de l’igname permet d’obtenir des chips et de la farine.
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