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Au moment où l'on s'attèle à la reconstruction du pays et à la relance de l'économie, les producteurs ne veulent pas rester en marge. Regroupés au sein de l'Association Nationale des Organisations professionnelles Agricoles de Côte d'Ivoire (ANOPACI), ils ont animé une conférence de presse le mardi 28 Juin 2011 au siège de leur association, sise à Cocody, Cité des Arts. Cette rencontre avec la presse, dont l'objectif est d'attirer l'attention des autorités sur les maux qui minent l'agriculture et le rôle qu'elle entend jouer dans le développement agricole et rural, a donné l'occasion à M. N'GOAN Aka Mathias, président de l'ANOPACI, entouré de ses pairs, de faire l'état des lieux et d'affirmer la volonté de son organisation de se mettre à la disposition de l'Etat, pour l'accompagner dans sa nouvelle vision pour l'agriculture.
Depuis l'accession de la Côte d'Ivoire à l'indépendance, l'agriculture a connu un développement soutenu, grâce à des politiques agricoles, dont la constance a privilégié les producteurs comme éléments moteurs. Mais, les crises à répétition déclenchées depuis septembre 2002, couronnées par le conflit post-électoral de novembre 2010, ont gravement endommagé l'outil de production des agriculteurs. Dans de telles conditions, les exploitations de type familial enregistrent un niveau de productivité faible qui les place dans une situation de précarité et de survie. Aussi, M. N'GOAN Aka Mathias a-t-il dit qu'à l'orée de la nouvelle ère ivoirienne qui se traduit par la reprise progressive des activités et la normalisation des relations entre la Côte d'Ivoire et l'ensemble de ses partenaires, les agriculteurs sont en droit d'avoir des espoirs. Dans cette nouvelle dynamique, l'ANOPACI qui se veut une force de proposition, se met à la disposition de l'Etat pour l'accompagner dans tous les secteurs de production agricole.
Pendant plus de trois heures, le président de l'ANOPACI et ses invités ont passé au peigne fin toute l'actualité agricole et les difficultés des producteurs de Côte d'ivoire. Les échanges ont permis aux uns et aux autres, de toucher du doigt les réalités que vivent au quotidien les acteurs du développement agricole de notre pays. Au regard de la place qu'occupe l'agriculture dans le programme de gouvernement actuel, les agriculteurs nourrissent le secret espoir d'avoir une oreille attentive à leurs préoccupations, afin de participer activement au développement agricole de leur pays.
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